17h30 j'arrive à la Gare de l'Ouest à Beijing, chargée comme un bourricot : 1 sac à dos contenant mon linge pour les 15 jours, 1 sac contenant le classeur avec une fiche pour chacune des 30 filleules que je voulais rencontrer, un carnet pour noter chaque jour mes faits et actes, mes impressions, mon casse-croûte pour les 3 repas dans le train et 1 grand sac avec les 30 cadeaux à remettre aux petites, classés d'après l'ordre des cantons que j'irai visiter. La salle d'attente 9 est archi-comble ; plus de place pour s'asseoir ; des vendeurs à la sauvette proposent des tabourets à 6 yuans et des jeux de cartes avec des vues de Beijing, vendus 2 yuans ... au lieu de 10 yuans dans les autres magasins de la capitale.
18h15 Notre train est annoncé ; la file se met en mouvement. Par chance, la voiture 12 est en bas de l'escalier ! Tout est plein ! Le vendredi soir n'est peut-être pas le jour idéal pour voyager !
Dans ma cabine à « couchettes molles », 3 jeunes, sympathiques, qui plus est connaissent l'anglais. L'un travaille à Beijing et se rend à Guilin pour 1 mois ; les 2 autres vont à Changsha ; l'un, 30 ans, est assistant à l'Université de Changsha en Communication ; il vient de passer 1 semaine à Beijing, dans une entreprise qui lui a fait appel ; sa femme était une compagne d'école ; ils s'étaient perdus de vue pendant 10 ans ; ils se sont retrouvés, se sont mariés et ont un fils de 10 mois.
Il est fan de films français, italiens ; il va à l'étranger pour des conférences, à Rome, 1 semaine en Allemagne. Je leur présente l'Association, leur remet la brochure traduite en chinois ; ça sert !, leur montre une partie des photos de mon séjour dans le Guangxi en 2009 ; j'avais gardé mes 3 cartes mémoires pour les montrer à mes amis chinois.
- Et en France, vous avez des pauvres?
- Oui! Beaucoup d'Associations sont là pour aider les SDF, les laissés-pour-compte
- Tu les aides?
- Oui, chaque année j'envoie des chèques à une dizaine d'associations
















